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CONSTRUCTION
D’UN
T400
DOBSON

Par Florence & Claude
Juillet et août 2004
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Très compact. Aucun problème de transport à
l’arrière de la Clio, avec tous nos bagages. |
Historique -
Construction,
Tout d’abord, il faut bien le dire, la construction d’un
télescope de ce type et de cette taille ne représente aucune
difficulté et ne demande pas d’outillage particulier, ni d’y passer
beaucoup de temps. Nous avions prévu un budget de 3000€ qui n’a pas
été dépassé, malgré l’achat d’un peu d’outillage. Les oculaires ne
sont évidement pas compté dans ce budget.
L’aventure commence début 2004. Une idée germe dans nos esprits :
pourquoi pas un 400 à la place du 250 (il a déjà 20 ans mais est
toujours aussi efficace). C’est possible, encore transportable à ce
diamètre et cela ne demande pas autant de travail qu’on se l’imagine.
Premièrement, il faut trouver un miroir.
Lightolder, un polisseur américain, ne répond pas à nos courriels. En
France, on trouve de très bons miroirs mais à des prix élevés. Coup de
chance, un Meade 400 d’occasion dans les petites annonces. En plus le
vendeur n’est pas très éloigné. Nous lui rendons visite et sommes de
retour avec un T400 complet, prêt à l’emploi.

Prêt à l’emploi, faut voir ! Meade a une réputation assez bonne
pour ses optiques mais ce qu’il y a autour n’est pas à la hauteur. Le
principe d’un Dobson est de pouvoir le transporter sur des sites
d’observations divers. Le Meade est trop lourd et encombrant pour
répondre à ce critère et ne mérite pas ‘l’appellation Dobson’. Le tube
est en carton très épais. La monture azimutale ne rentre pas dans le
coffre de la Clio et doit être démontée. Le tube équipé de l’optique est
tout juste manipulable par deux personnes (plus de 40kg). Le tout
approche les 80kg. On frise le ridicule.
L’axe horizontal a un diamètre trop petit et le mouvement est trop doux.
Au contraire, l’axe vertical est trop dur et saccadé à cause du
revêtement qui n’est pas adapté pour le glissement sur le téflon (nul
!!). Le barillet du primaire est sans doute approprié pour une monture
équatoriale mais ne correspond pas aux critères Dobson. L’araignée et le
support du secondaire sont trop légers, les lames font 2cm de large et
les vis de réglages sont très rapprochées, ce qui donne une collimation
très laborieuse et instable. Le secondaire est collé sur son support en
acier, ce qui engendre sûrement des déformations aux changements de
température. Le chercheur est plutôt bon mais le porte oculaire est en
plastique et a beaucoup de jeu. Nous ne conserverons donc que le
chercheur et les deux miroirs, tout le reste finira à la déchetterie.
Fin mai, nous partons pour les RAP (Rencontres
Astronomiques du Pilat) dans la Loire. Nous y trouvons plusieurs
Dobsons de différentes tailles que nous étudions sous toutes les
coutures pour sélectionner les idées qui serviront à la fabrication de
notre T400. Il n’y a rien à inventer, seulement à regarder comment les
autres ont fait et à visiter le site
‘Altaz’ sur ‘Astrosurf’.
En juin c’est les vacances puis, au retour, nous commençons les
plans. L’araignée, le porte oculaire et le téflon sont commandés chez
Astam. Ce n’est que début
juillet que nous faisons couper les débits de contre-plaqué (CP). Une à
deux heures le soir et une partie des week-end pendant un mois et demi
suffiront pour venir à bout de l’entreprise.
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Un T400 c’est la joie des petits
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et des plus grands. |
Le 21 août 2004, c’est la fête chez les Ferrand et la vedette
sera le tout beau T400 qui verra sa première lumière. En septembre,
carton plein avec une semaine au camp d’été de la Société
Astronomique de Lyon, toutes les nuits observables. Puis une autre
semaine de vacances pendant lesquelles nous utiliserons le T400
abondamment.
La conception
Dobson.
Apparue il y a plus de vingt ans en France, venue des EU, elle a
bien évoluée. Fini le cul de bouteille de 300mm, posé au fond d'une
caisse en bois. Maintenant, le Dobson va jusqu'a 1 mètre de diamètre,
peut avoir des qualités optiques remarquables, est d'un confort
d'utilisation déconcertant. Peut être motorisé et informatisé, se
transporte dans une voiture ou un break.
La conception Dobson donne un confort d’utilisation remarquable. Les
mouvements sont très précis et sans à-coup. La taille de l’instrument
fait que son utilisation est très aisée. Lorsque l’on met l’œil derrière
le chercheur, on est moins baissé et le cou moins tordu qu’avec un
instrument plus petit. Il est difficile de tester un 400 sur le ciel,
cela demande un réglage parfait et une turbulence nulle. Ce que l’on
peut dire de l’optique Meade, c’est qu’il est à la hauteur de nos
(modestes) attentes.
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Nous avons
utilisé des grossissements de 80x à 200x et l’image était très
bonne. Notamment un soir de turbulence faible où epsilon Lyre
montrait ses deux composantes parfaitement dédoublées. Avec le
Nagler 16mm, les bras de M33 et la promenade le long des voiles du
Cygne nous laissent un souvenir inoubliable.
Un seul mot me vient pour exprimer ce que l'on ressent devant M13 au
400, c'est Waoooouuuuuuu !
C’est donc un plaisir pour les yeux et un plaisir à manipuler.
Le second investissement fut un
Nagler de 26mm, qui donne un champ de 1.2 degrés, pour un
grossissement de70x et un cercle oculaire de 5.7mm. Un filtre OIII
au coulant de 50,8 complète le tout.
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Juliette et Florence sont devenues maître dans l'art de
l'observation au T400 |
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Deux brancards et deux sangles nous permettent de transporter
aisément le télescope, assemblé ou non, de son local de rangement
jusqu’à son site d’observation. On pourrait comme cela, le déplacer
sur plusieurs dizaines de mètres sans aucune fatigue et sans risque
pour le télescope.
On livre ici un T400 prêt à l'emploi. |
L’installation
sur site se fait en cinq minutes à peine. Il faut tout de même être
deux, c’est mieux, mais cela ne demande aucun effort. On pose la base,
puis le rocker dessus (le miroir reste en place pendant le transport).
Puis on monte les tubes et la cage du secondaire. Aucun outillage n’est
nécessaire pour l’installation du télescope sur le site d’observation,
c’est une règle. L’expérience nous a appris que le démontage d’écrous et
de vis se termine souvent par la recherche de ceux-ci, dans l’herbe, en
pleine nuit, à l’aide d’une lampe de poche. Après un réglage sur la
polaire, le télescope est opérationnel pour une soirée d’observation.
CONSTRUCTION :
Le barillet :
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Une
simple plaque en CP de 18mm. Deux plots pour tenir la sangle. Trois
écrous borgnes sur lesquels viennent s’articuler les triangles de
flottaison (acier de 4mm) calculés à l’aide du
logiciel Plop (Merci Denis pour la quincaillerie). La ficelle
maintient l’orientation des triangles. Des buttées latérales et
verticales limitent le déplacement du miroir pendant les transports. |
Les
deux vis près du centre sont la fixation des 10kg de plomb (le centre de
gravité est très bas) nécessaires à l’équilibrage du ‘tube’. La
collimation se fait classiquement par trois écrous sur les trois tiges
filetées M8 qui maintiennent l’ensemble du barillet dans le rocker. Un
ressort maintient la plaque poussée contre l’écrou. |
Le rocker :
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En CP de
10mm. Les deux demi-disques ont un diamètre de 600mm pour une
épaisseur de 2 fois 18mm (CP). Un disque complet a été réalisé, en
le faisant tourner, le champ appliqué contre une ponceuse, pour
obtenir une circonférence parfaite. Ils sont révétus d'une feuille
de stratifié auto-adhésive (voir plus bas) pour le glissement.
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Les tubes
'alu' sont serrés dans un profilé aluminium en U, par un demi
collier de goulotte électrique avec ressort de rappel et écrou
papillon. Aucun outil est nécessaire pour l’installation du
télescope sur le site d’observation (c’est une règle). Les tubes
viennent en butée sur un taquet de bois. |
La base :
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En CP de 2x18mm collé et 10mm pour les deux raidisseurs. En
contact avec le sol, une plaque triangulaire en CP de 18mm avec trois
pieds 50x80x36. L’axe est une vis de 16mm dans un tube en cuivre
emmanché dans la base. 3 plaques téflon pour l’axe horizontal sont
localisées au dessus des trois pieds. 4 plaques téflon pour l’axe
vertical et 4 autres en latéral évitent le frottement du rocker contre
la base.
La face inférieure est revêtue d'une feuille de stratifié
auto-adhésive "Stratiplac Graphite", fabriquant Michel Nordlinger
(Castorama). La surface est légèrement perlée, ce qui donne un démarrage
des mouvements sans à-coup. nous n'avons pas utilisé l'autoadhésif, mais
utilisé de la colle néoprène pour plus de sûreté, notamment pour les
demi disques du Rocker.
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Tubes et cage du secondaire :
Les tubes font 22mm de diamètre et proviennent de chez « Les
Non Ferreux » à Vénissieux (69). Une mousse isolante limite les
vibrations et permet une prise en main agréable
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La cage du
secondaire est formée de deux anneaux en CP de 18mm avec un tube en
mousse néoprène noir pour l’habillage. La plaque du porte oculaire
est en CP de 10 avec deux raidisseurs. La plaque du chercheur et du
Telrad est en 10mm.
Les tubes
'alu' sont serrés entre deux mâchoires, l’une étant fixée sur
l’anneau inférieur, l’autre est libre. Serrage par écrou papillon. |
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Plaque
support du porte oculaire avec ses deux raidisseurs de part et
d'autre. 4 tasseaux de 30x30 font la liaison entre le cercle du haut
est le cercle du bas. En haut du tasseau, la vis de fixation de
l'araignée.
De chaque
côté du tasseau, une plaque pour le Telrad et une autre pour le
support du chercheur 50x10.
La mousse
néoprène noire limite les lumières parasites. |
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Montage de contrôle avant finition
Jupe :
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Notre amie
Juliette doit payer sa place à l’oculaire en confectionnant une
jupe. Laissons lui la parole.
« Une jupe en
tissu noir limite les lumières parasites et la turbulence due à
l’observateur. Nous nous penchons donc sur sa confection.
Les mesures
prises, une visite à « mondial tissu » s’impose. Il faut un tissu en
coton noir suffisamment opaque, tout en restant souple et facile à
coudre.
La jupe doit
être bien ajustée, ne doit pas tomber lorsqu’on déplace le corps du
télescope, ni bailler devant le miroir. L’habillage et le
déshabillage doivent être faciles.
Plusieurs
essayages vont être nécessaires pour obtenir un résultat parfait.
Nous décidons
de serrer le haut par un élastique et une agrafe, et de fermer la
jupe, sur toute sa longueur par de petites bandes de velcros,
cousues perpendiculairement à la hauteur, pour la facilité du
réglage.
Et voilà un
T400 élégamment habillé. » |

Essayage |
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Jupe bis :
Une autre jupe, ou plutôt une capuche, est ajoutée. Il s’agit
de couvrir la tête de l’observateur et de l’oculaire pendant
l’observation des objets très faibles.
L’observateur est alors dans un noir total. L’expérience nous a
montré que l’on gagne ainsi énormément en confort d’observation
lorsqu’on est isolé de toutes les lumières, même très faibles, qui nous
entourent fatalement.
L’œil qui observe est plus efficace tandis que l’autre œil peut
être gardé ouvert de manière très décontractée.
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Galerie de photos
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