Claude
& Flo
 
Dobson 400

samedi 06 décembre 2008

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CONSTRUCTION

D’UN

T400

DOBSON

 

Nous deux et notre beau T400

Par Florence & Claude

Juillet et août 2004
 

 

Prêt pour le transport

Très compact. Aucun problème de transport à l’arrière de la Clio, avec tous nos bagages.

Historique - Construction,

Tout d’abord, il faut bien le dire, la construction d’un télescope de ce type et de cette taille ne représente aucune difficulté et ne demande pas d’outillage particulier, ni d’y passer beaucoup de temps. Nous avions prévu un budget de 3000€ qui n’a pas été dépassé, malgré l’achat d’un peu d’outillage. Les oculaires ne sont évidement pas compté dans ce budget.

L’aventure commence début 2004. Une idée germe dans nos esprits : pourquoi pas un 400 à la place du 250 (il a déjà 20 ans mais est toujours aussi efficace). C’est possible, encore transportable à ce diamètre et cela ne demande pas autant de travail qu’on se l’imagine.

Premièrement, il faut trouver un miroir.
Lightolder, un polisseur américain, ne répond pas à nos courriels. En France, on trouve de très bons miroirs mais à des prix élevés. Coup de chance, un Meade 400 d’occasion dans les petites annonces. En plus le vendeur n’est pas très éloigné. Nous lui rendons visite et sommes de retour avec un T400 complet, prêt à l’emploi.

Le 'Dobson' Meade 400

Prêt à l’emploi, faut voir ! Meade a une réputation assez bonne pour ses optiques mais ce qu’il y a autour n’est pas à la hauteur. Le principe d’un Dobson est de pouvoir le transporter sur des sites d’observations divers. Le Meade est trop lourd et encombrant pour répondre à ce critère et ne mérite pas ‘l’appellation Dobson’. Le tube est en carton très épais. La monture azimutale ne rentre pas dans le coffre de la Clio et doit être démontée. Le tube équipé de l’optique est tout juste manipulable par deux personnes (plus de 40kg). Le tout approche les 80kg.  On frise le ridicule.
L’axe horizontal a un diamètre trop petit et le mouvement est trop doux. Au contraire, l’axe vertical est trop dur et saccadé à cause du revêtement qui n’est pas adapté pour le glissement sur le téflon (nul !!). Le barillet du primaire est sans doute approprié pour une monture équatoriale mais ne correspond pas aux critères Dobson. L’araignée et le support du secondaire sont trop légers, les lames font 2cm de large et les vis de réglages sont très rapprochées, ce qui donne une collimation très laborieuse et instable. Le secondaire est collé sur son support en acier, ce qui engendre sûrement des déformations aux changements de température. Le chercheur est plutôt bon mais le porte oculaire est en plastique et a beaucoup de jeu. Nous ne conserverons donc que le chercheur et les deux miroirs, tout le reste finira à la déchetterie.

Fin mai, nous partons pour les RAP (Rencontres Astronomiques du Pilat) dans la Loire. Nous y trouvons plusieurs Dobsons de différentes tailles que nous étudions sous toutes les coutures pour sélectionner les idées qui serviront à la fabrication de notre T400. Il n’y a rien à inventer, seulement à regarder comment les autres ont fait et à visiter le site ‘Altaz’ sur ‘Astrosurf’.

En juin c’est les vacances puis, au retour, nous commençons les plans. L’araignée, le porte oculaire et le téflon sont commandés chez Astam. Ce n’est que début juillet que nous faisons couper les débits de contre-plaqué (CP). Une à deux heures le soir et une partie des week-end pendant un mois et demi suffiront pour venir à bout de l’entreprise.

Le T400 dans le jardin
Un T400 c’est la joie des petits


 

Encore plus les grands
et des plus grands.

Le 21 août 2004, c’est la fête chez les Ferrand et la vedette sera le tout beau T400 qui verra sa première lumière. En septembre, carton plein avec une semaine au camp d’été de la Société Astronomique de Lyon, toutes les nuits observables. Puis une autre semaine de vacances pendant lesquelles nous utiliserons le T400 abondamment.

La conception Dobson.

Apparue il y a plus de vingt ans en France, venue des EU, elle a bien évoluée. Fini le cul de bouteille de 300mm, posé au fond d'une caisse en bois. Maintenant, le Dobson va jusqu'a 1 mètre de diamètre, peut avoir des qualités optiques remarquables, est d'un confort d'utilisation déconcertant. Peut être motorisé et informatisé, se transporte dans une voiture ou un break.
La conception Dobson donne un confort d’utilisation remarquable. Les mouvements sont très précis et sans à-coup. La taille de l’instrument fait que son utilisation est très aisée. Lorsque l’on met l’œil derrière le chercheur, on est moins baissé et le cou moins tordu qu’avec un instrument plus petit. Il est difficile de tester un 400 sur le ciel, cela demande un réglage parfait et une turbulence nulle. Ce que l’on peut dire de l’optique Meade, c’est qu’il est à la hauteur de nos (modestes) attentes.

Nous avons utilisé des grossissements de 80x à 200x et l’image était très bonne. Notamment un soir de turbulence faible où epsilon Lyre montrait ses deux composantes parfaitement dédoublées. Avec le Nagler 16mm, les bras de M33 et la promenade le long des voiles du Cygne nous laissent un souvenir inoubliable.
Un seul mot me vient pour exprimer ce que l'on ressent devant M13 au 400, c'est Waoooouuuuuuu !
C’est donc un plaisir pour les yeux et un plaisir à manipuler.


Le second investissement fut un Nagler de 26mm, qui donne un champ de 1.2 degrés, pour un grossissement de70x et un cercle oculaire de 5.7mm. Un filtre OIII au coulant de 50,8 complète le tout.

Florence & Juliette préparent le télescope
Juliette et Florence sont devenues maître dans l'art de l'observation au T400

 

Deux brancards et deux sangles nous permettent de transporter aisément le télescope, assemblé ou non, de son local de rangement jusqu’à son site d’observation. On pourrait comme cela, le déplacer sur plusieurs dizaines de mètres sans aucune fatigue et sans risque pour le télescope.

On livre ici un T400 prêt à l'emploi.

 

L’installation sur site se fait en cinq minutes à peine. Il faut tout de même être deux, c’est mieux, mais cela ne demande aucun effort. On pose la base, puis le rocker dessus (le miroir reste en place pendant le transport). Puis on monte les tubes et la cage du secondaire. Aucun outillage n’est nécessaire pour l’installation du télescope sur le site d’observation, c’est une règle. L’expérience nous a appris que le démontage d’écrous et de vis se termine souvent par la recherche de ceux-ci, dans l’herbe, en pleine nuit, à l’aide d’une lampe de poche. Après un réglage sur la polaire, le télescope est opérationnel pour une soirée d’observation.

CONSTRUCTION :

Le barillet :

Barillet et son miroir Barillet du miroir primaire

Une simple plaque en CP de 18mm. Deux plots pour tenir la sangle. Trois écrous borgnes sur lesquels viennent s’articuler les triangles de flottaison (acier de 4mm) calculés à l’aide du logiciel Plop (Merci Denis pour la quincaillerie). La ficelle maintient l’orientation des triangles. Des buttées latérales et verticales limitent le déplacement du miroir pendant les transports.

Les deux vis près du centre sont la fixation des 10kg de plomb (le centre de gravité est très bas) nécessaires à l’équilibrage du ‘tube’. La collimation se fait classiquement par trois écrous sur les trois tiges filetées M8 qui maintiennent l’ensemble du barillet dans le rocker. Un ressort maintient la plaque poussée contre l’écrou.

 

Le rocker :

Le Rocker Serrage des tubes

En CP de 10mm. Les deux demi-disques ont un diamètre de 600mm pour une épaisseur de 2 fois 18mm (CP). Un disque complet a été réalisé, en le faisant tourner, le champ appliqué contre une ponceuse, pour obtenir une circonférence parfaite. Ils sont révétus d'une feuille de stratifié auto-adhésive (voir plus bas) pour le glissement.

Les tubes 'alu' sont serrés dans un profilé aluminium en U, par un demi collier de goulotte électrique avec ressort de rappel et écrou papillon. Aucun outil est nécessaire pour l’installation du télescope sur le site d’observation (c’est une règle). Les tubes viennent en butée sur un taquet de bois.

La base :

La base azimuthale En CP de 2x18mm collé et 10mm pour les deux raidisseurs. En contact avec le sol, une plaque triangulaire en CP de 18mm avec trois pieds 50x80x36. L’axe est une vis de 16mm dans un tube en cuivre emmanché dans la base. 3 plaques téflon pour l’axe horizontal sont  localisées au dessus des trois pieds. 4 plaques téflon pour l’axe vertical et 4 autres en latéral évitent le frottement du rocker contre la base.

La face inférieure est revêtue d'une feuille de stratifié auto-adhésive "Stratiplac Graphite", fabriquant Michel Nordlinger (Castorama). La surface est légèrement perlée, ce qui donne un démarrage des mouvements sans à-coup. nous n'avons pas utilisé l'autoadhésif, mais utilisé de la colle néoprène pour plus de sûreté, notamment pour les demi disques du Rocker.
 

Tubes et cage du secondaire :

Les tubes font 22mm de diamètre et proviennent de chez « Les Non Ferreux » à Vénissieux (69). Une mousse isolante limite les vibrations et permet une prise en main agréable

 

La cage du secondaire est formée de deux anneaux en CP de 18mm avec un tube en mousse néoprène noir pour l’habillage. La plaque du porte oculaire est en CP de 10 avec deux raidisseurs. La plaque du chercheur et du Telrad est en 10mm.
 

Les tubes 'alu' sont serrés entre deux mâchoires, l’une étant fixée sur l’anneau inférieur, l’autre est libre. Serrage par écrou papillon.

Serrage haut des tubes


 

Plaque support du porte oculaire avec ses deux raidisseurs de part et d'autre. 4 tasseaux de 30x30 font la liaison entre le cercle du haut est le cercle du bas. En haut du tasseau, la vis de fixation de l'araignée.

De chaque côté du tasseau, une plaque pour le Telrad et une autre pour le support du chercheur 50x10.

La mousse néoprène noire limite les lumières parasites.

Porte oculaire et chercheurs

Montage pour contrôle des dimensions et de l'équilibrage

Montage de contrôle avant finition

Jupe :

Notre amie Juliette doit payer sa place à l’oculaire en confectionnant une jupe. Laissons lui la parole.

« Une jupe en tissu noir limite les lumières parasites et la turbulence due à l’observateur. Nous nous penchons donc sur sa confection.

Les mesures prises, une visite à « mondial tissu » s’impose. Il faut un tissu en coton noir suffisamment opaque, tout en restant souple et facile à coudre.

La jupe doit être bien ajustée, ne doit pas tomber lorsqu’on déplace le corps du télescope, ni bailler devant le miroir. L’habillage et le déshabillage doivent être faciles.

Plusieurs essayages vont être nécessaires pour obtenir un résultat parfait.

Nous décidons de serrer le haut par un élastique et une agrafe, et de fermer la jupe, sur toute sa longueur par de petites bandes de velcros, cousues perpendiculairement à la hauteur, pour la facilité du réglage.

Et voilà un T400 élégamment habillé. »

Essayage de la Jupe

Essayage

Jupe bis :

Une autre jupe, ou plutôt une capuche, est ajoutée. Il s’agit de couvrir la tête de l’observateur et de l’oculaire pendant l’observation des objets très faibles.

L’observateur est alors dans un noir total. L’expérience nous a montré que l’on gagne ainsi énormément en confort d’observation lorsqu’on est isolé de toutes les lumières, même très faibles, qui nous entourent fatalement.

L’œil qui observe est plus efficace tandis que l’autre œil peut être gardé ouvert de manière très décontractée.

Galerie de photos

 

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La dernière mise à jour de ce site date du dimanche, 06. janvier 2008